I remember
The dark woods, masking slopes of sombre hills;
The grey clouds' leaden everlasting arch;
The dusky streams that flowed without a sound,
And the lone winds that whispered down the passes.
Vista on vista marching, hills on hills,
Slope beyond slope, each dark with sullen trees,
Our gaunt land lay. So when a man climbed up
A rugged peak and gazed, his shaded eye
Saw but the endless vista - hill on hill,
Slope beyond slope, each hooded like its brothers.
It was a gloomy land that seemed to hold
All winds and clouds and dreams that shun the sun,
With bare boughs rattling in the lonesome winds,
And the dark woodlands brooding over all,
Not even lightened by the rare dim sun
Which made squat shadows out of men; they called it
Cimmeria, land of Darkness and deep Night.
It was so long ago and far away
I have forgot the very name men called me.
The axe and flint-tipped spear are like a dream,
And hunts and wars are shadows. I recall
Only the stillness of that sombre land;
The clouds that piled forever on the hills,
The dimness of the everlasting woods.
Cimmeria, land of Darkness and the Night.
Oh, soul of mine, born out of shadowed hills,
To clouds and winds and ghosts that shun the sun,
How many deaths shall serve to break at last
This heritage which wraps me in the grey
Apparel of ghosts? I search my heart and find
Cimmeria, land of Darkness and the Night.
--REH
(traduction de mon cru)
Je me souviens
Les bois obscurs, masquant les pentes des collines sombres;
L'éternelle voûte de plomb des nuages gris;
Les cours d'eau opaques qui s'écoulaient en silence,
Et les vents isolés qui bruissaient le long des défilés.
Paysage après paysage, collines après collines,
Pente après pente, chacune assombrie d'arbres maussades,
Notre pays lugubre s'étend. Aussi quand un homme escaladait
Un sommet accidenté et portait son regard, son œil ombragé
Ne voyait que ce paysage sans fin - colline après colline,
Pente après pente, chacune couverte comme sa sœur.
C'était un pays lugubre qui semblait retenir
Tous les vents et les nuages et les rêves qui évitent le soleil,
Avec les branches nues s'entrechoquant aux vents solitaires,
Et les sombres étendues boisées recouvrant tout,
Pas même éclairé par le rare soleil faiblard
Qui a fait des hommes des ombres trapues; ils l'appelaient
Cimmérie, pays des Ténèbres et de profonde Nuit.
C'était il y a si longtemps et si loin
Que j'ai oublié le nom même que les hommes m'ont donné.
La hache et la lance à pointe de silex sont comme un rêve,
Et les chasses et les guerres sont des ombres. Je ne me rappelle
Que du calme de ce sombre pays;
Les nuages s'entassant à jamais sur les collines,
La pénombre des bois éternels.
Cimmérie, pays des Ténèbres et de profonde Nuit.
Oh, mon âme, issue de collines ombragées,
Vers des nuages et des vents et des fantômes qui évitent le soleil,
Combien de morts faudra-t-il pour briser enfin
Cet héritage qui me couvre du gris
Linceul des fantômes ? Je sonde mon coeur et trouve
la Cimmérie, pays des Ténèbres et de Profonde Nuit.

Thème de Seanghal